Le syndrome de l’intestin irritable (SII) : maintenir ses symptômes sous contrôle, est-ce possible ?

Vous avez erré durant des mois entre les médecins et les bilans médicaux, accompagnés de vos troubles intestinaux, des maux que personne ne comprend. Vous vous êtes senti seul(e), un peu perdu(e) et réaliser vos repas s’est avéré être le parcours du combattant. Mais enfin, le diagnostic est posé et vous savez à qui vous avez affaire. Le SII s’est révélé à vous et vous allez devoir composer avec lui.

SII ? Quèsaco ?

Le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) appartient aux Troubles Fonctionnels Intestinaux (TFI). Son diagnostic s’effectue sur la base de critères symptomatiques après exclusion de maladies gastro-intestinales comme par exemple la maladie cœliaque, les MICI, la diverticulite...

On estime la prévalence du SII entre 3.8 à 9.2% de la population mondiale. Il concerne plus les femmes que les hommes et le diagnostic s’effectue souvent avant 50 ans. Il existe un effet iceberg avec seulement 1 /3 des patients diagnostiqués. Avec l’augmentation des troubles de la santé mentale (stress, anxiété...), l’occidentalisation et l’augmentation de la sensibilisation des populations à cette maladie, cette prévalence est fortement susceptible d’augmenter à l’avenir.

La cause du SII reste inconnue, mais on parle d’hypersensibilité viscérale, de perturbation du microbiote, de troubles de la motilité gastro-intestinale ou de dysfonction de l’axe cerveau intestin. Le stress ou une histoire douloureuse sont susceptibles d’amplifier ou de déclencher le SII qui peut aussi faire suite à une infection intestinale.

La symptomatologie est riche :

  • douleurs abdominales (typique du SII)

  • modification des habitudes de transit (diarrhée , constipation ou alternance des deux)

  • ballonnement (sensation d’avoir un ballon dans l’abdomen)

  • distension abdominale ( élargissement visible du périmètre abdominal)

  • émission de gaz

La chronicité de ces symptômes altère la qualité de vie. L’apparition/disparition des symptômes, la variabilité de leur intensité, les modifications possibles des habitudes de transit sont autant de source d’angoisse pour les patient SII.

Il existe une forme légère ( 40 %) où les symptômes sont occasionnels sans altérer la qualité de vie. Il existe une forme modérée (35%) plus répétitive et qui altère la qualité de vie. Enfin, la forme sévère (25 %) présente des symptômes intenses et nécessite parfois des soins de santé.

Pour aider les patients SII à contrôler leurs symptômes, un régime pauvre en FODMAP peut s’avérer utile s’il est bien conduit, avec l’aide d’un diététicien nutritionniste formé.

Faites vous accompagner.


Précédent
Précédent

Les glucides : amis ou ennemis ?

Suivant
Suivant

Le Pitaya Givré